La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 3) ce mois de juin 2025 aura tenté de préciser les enjeux de l’exploitation des océans et proposer des priorités pour une gestion multilatérale, durable et appuyée sur la recherche scientifique.
Les périls sont énormes comme l’illustrent encore récemment la mise en exploitation de champs pétroliers de l’Essequibo, au large d’un territoire vénézuélien annexé, ou la prétention à annexer le Groenland. Les États Unis d’Amérique font preuve de leur toujours prompte disposition à la prédation agressive des ressources naturelles, au mépris du droit. Au regard de contestations plus aisément possibles sur terre, qu’il s’agisse d’États, de compagnies minières chinoises déjà installées et actives au Groenland, de pillards perçant des pipelines en Afrique, ou de mouvements d’opinion pour la préservation de l’environnement, l’exploitation minière en haute mer semble encore bien plus attractive, loin des yeux et des contestations. Un nouvel eldorado sur lequel il conviendrait d’imposer les intérêts de grandes compagnies capitalistes, tournant le dos au droit international et à un contrôle démocratique multilatéral.