Historique de la commission
Constituée en 2013 à l’initiative de Yann Le Pollotec (membre du comité national), et animée par lui jusqu’à sa disparition en 2021, la Commission Révolution Numérique réunit des camarades ayant à cœur d’éclairer et accompagner l’appréhension la plus large des enjeux associés au numérique, à la révolution informationnelle et cyber-révolution qu’il rend possibles.
Yann Le Pollotec a longtemps animé la réflexion de la commission, notamment avec les Etats Généraux de la Révolution Numérique (EGRN) où se sont croisés au cours des années, grands spécialistes de la question, chercheurs ou ingénieurs, militants associatifs ou encore salariés de plateforme en quête de modèles alternatifs.
Yann Le Pollotec est décédé du COVID en 2021, laissant de nombreux sujets de réflexions et projets inachevés.
Durant la pandémie de COVID. des membres du collectif ont continué de travailler sur des outils au service de l’action des communistes comme “Cociel” pour la gestion des adhérents et “visio” pour maintenir les réunions militantes par visioconférences durant la pandémie de COVID.
Rôle que se donne la commission
Le collectif « Révolution Numérique » qui s’est reconstitué, piloté par Sébatien ELKA a se donne pour rôle :
* de poursuivre le Secteur réflexions sur les questions du numérique.
* de fournir des outils numériques au service de l’action des communistes.
La commission est structurée autour de ces deux axes de travail en secteur.
La Commission a l’ambition sur tous les enjeux du digital de contribuer à disputer le pouvoir au capitalisme. Loin de toute fascination technophile ou d’effroi technophobe, par une démarche ouverte d’échanges elle tente le pari d’être le creuset d’une pensée politique critique de la révolution numérique débouchant sur des luttes émancipatrices.
Pour cela, la Commission articule résolument théorie et pratique, dans une dialectique vivante entre un travail de fond, marxiste, d’analyse et de proposition sur les enjeux du numérique, et un travail de terrain ambitieux sur le déploiement et l’appropriation par les communistes dans leurs différents niveaux d’organisation d’outils numériques porteurs d’un potentiel d’émancipation et de transformation sociale.
Le collectif, en coopération avec les responsables à la formation du Parti, se donne aussi comme objectif de former les cadres du Parti aux outils internes mis à leur disposition et de former les communistes au numérique pour lutter contre l’illectronisme.
Loin d’être réservée à une avant-garde de spécialistes, la Commission est un collectif ouvert que tou·tes les communistes peuvent rejoindre ou consulter.
Le numérique dans notre organisation
Le texte d’orientation du 39e congrès du Parti Communiste a acté la révolution informationnelle comme un défi de civilisation dans un monde dominé par le capital financier mondialisé. Après le constat dressé dans le texte d’orientation, il y a nécessité de mener une réflexion communiste aux questions du numérique et de proposer un projet pour une autre société numérique.
La révolution numérique, c’est aussi une révolution des outils que le PCF doit mettre au service de son activité politique et militante. Le volet aujourd’hui le plus évident de l’utilisation du numérique est celui de la communication : Sites web, réseaux sociaux, utilisation du mail ou des applications de messagerie, de visio-conférences qui sont devenus des évidences. Mais le volet le plus important lié aux outils numériques dans le PCF est celui de la structuration au service du travail collectif.
Les nouveaux outils numériques doivent être mis au service de l’action politique des communistes, comme pour la gestion des adhérents, l’organisation du travail ou la structuration des collectifs sans pour autant être facteur d’exclusion pour celles et ceux qui n’en ont pas la maîtrise. La maîtrise des outils par le Parti est une garantie d’efficacité et d’indépendance vis-à-vis des grandes plateformes du numérique.