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Panne informatique mondiale du 19 Juillet

  • GAMAM

Com­mu­ni­qué de presse : La panne infor­ma­tique mon­diale du 19 Juillet révèle les fra­gi­li­tés d’un sys­tème numé­rique inter­na­tio­nal com­plè­te­ment domi­né par le capi­ta­lisme mono­po­lis­tique États-Unien

Une panne infor­ma­tique mon­diale a eu lieu le 19 Juillet dans les entre­prises uti­li­sant des logi­ciels de Micro­soft (déve­lop­peur de Win­dows) avec Crowd­strike (four­nis­seur de solu­tions de cyber­sé­cu­ri­té). Cet inci­dent d’une ampleur sans pré­cé­dent affecte tout types de ser­vices dans le monde, des chaînes de télé­vi­sion aux aéro­ports, hôpi­taux, banques, appels d’urgence (le 911 aux États-Unis), tous types de ser­vices des États, et en France les ser­vices infor­ma­tiques des Jeux olym­piques de Paris 2024. En France, entre autres ser­vices, cet inci­dent a tou­ché jus­qu’au ser­vice infor­ma­tique de l’As­sem­blée Natio­nale.

Même si il ne s’a­git pas d’une cybe­rat­taque, cet inci­dent nous montre la fra­gi­li­té du sys­tème numé­rique mon­dial tel qu’il est construit. Tout ou par­tie de la ges­tion des ser­vices infor­ma­tiques de struc­tures essen­tielles sont mas­si­ve­ment délé­gués à quelques mul­ti­na­tio­nales pri­vées. Crowd­strike démontre aus­si par cette panne qu’elle a accès à dis­tance à des mil­lions de machines dans le monde entier, ce qui pose de très pro­fondes ques­tions de dépen­dance, de sou­ve­rai­ne­té, de sur­veillance et de sécu­ri­té.

Le Par­ti Com­mu­niste Fran­çais salue le tra­vail des per­son­nels de l’ANS­SI (Agence Natio­nale de la Sécu­ri­té des Systèmes d’Infor­ma­tion) dans la veille et l’in­for­ma­tion des risques affé­rents aux ser­vices infor­ma­tiques en France.

Le PCF sur­tout consi­dère indis­pen­sable :

  • d’élargir le péri­mètre et les bud­gets des ser­vices tels que la DINUM (Direc­tion Inter­mi­nis­té­rielle du NUMérique).
  • de tra­vailler à créer un sys­tème d’information moins dépen­dant de firmes pri­vées inter­na­tio­nales, plus cohé­rent, et rési­lient à toutes les échelles de l’État et des ser­vices publics, qui mette les enjeux de sécu­ri­té et de liber­té au des­sus des quêtes de pro­fit.
  • d’intégrer ces déve­lop­pe­ments au sein d’une grande poli­tique indus­trielle fran­çaise et euro­péenne du numé­rique, car il s’agit de l’infrastructure infor­ma­tion­nelle de nos socié­tés.

Nous assu­rer que cette infra­struc­ture est maî­tri­sée de bout en bout, de manière sou­ve­raine, trans­pa­rente et rési­liente est au 21ème siècle indis­pen­sable à tous les déve­lop­pe­ments démo­cra­tiques et de pro­grès qui sont au cœur du pro­jet du Par­ti Com­mu­niste Fran­çais.

– La com­mis­sion « Révo­lu­tion Numé­rique », 19 Juillet 2024.