L’intersyndicale ( SNJ, SNJ-CGT, SNPEP-FO, CFDT, SGJ-FO, Filpact-CGT Info’com CGT) s’est mobilisée le 18 juin dernier devant le ministère de la culture. En cause pour nombre de médias publics comme privés, des problèmes liés à leur modèle économique diversifié, à leur financement, au coût du papier, à la distribution, à l’organisation, aux projets éditoriaux face à des groupes dont celui de Bolloré qui organisent des saignées. Le groupe EBRA en est un exemple avec pas moins de 400 emplois sur la sellette sur fond d’utilisation de l’IA. Car celle-ci impacte le cœur des rédactions, de la recherche d’info à son traitement, à la vérification, la relecture, les photos etc. On peut aujourd’hui fabriquer un journal via l’IA ou une émission de radio, comme un reportage.
La qualité de l’information a un prix et c’est cela qu’ont exigé les salariés. Là où l’IA est perçue par les patrons de presse comme le moyen d’augmenter la productivité, les journalistes et salariés du secteur dénoncent le moyen de procéder à des coupes sombres.
Le reporter Eric Barbier, référent IA au sein du SNJ a évoqué ces sujets dans l’Humanité. Après une expérimentation à l’Est Républicain, ce qui ne devait être qu’un outil “compagnon de travail” occupe désormais une place de choix dans les fonctions éditoriales et va plus loin : “On voit des agents algorithmiques capables de travailler en série, chacun sur sa tâche, jusqu’au fact checking”.
Références : https://www.humanite.fr/medias/crise-de-la-presse/suppressions-de-postes-en-cascade-precarite-du-metier-usage-abusif-de-lia-la-presse-francaise-en-souffrance-se-mobilise
https://www.humanite.fr/medias/intelligence-artificielle/lia-pietine-les-fondamentaux-du-metier-de-journaliste-alerte-le-reporter-eric-barbier